Rencontres entre grenouilles

Formation : DPNUX 2023
Durée du projet : 3 mois
L’équipe : Mehdi, Étienne, Florian, Romain, Camille
Pitch : Frog Paradise, le jeu pour ceux qui ont toujours rêvé de rencontrer de nouveaux amis avec qui vivre de petites aventures dans un monde de grenouilles mignon et coloré.

L’équipe

  • Équipe recherches : Florian, Étienne
  • Équipe conception : Mehdi, Camille, Romain
  • Équipe Test : Romain, Étienne 

Nous sommes tous issus d’horizons assez divers, Camille venant du marketing, Romain du graphisme, Mehdi du design d’interfaces, Florian de la direction de projets et de la sociologie, et Étienne du développement logiciel, compétences qui ont été mises à profit au cours de ce projet. 

Un jeu vidéo historique

Frog Paradise est un jeu vidéo social dans un univers coloré de batraciens et de marécages. Le joueur incarne une mignonne petite grenouille portant sa couleur préférée, allant d’un lieu à l’autre pour tchatter avec des amis, jouer et vivre des aventures seul ou à plusieurs.

Frog Paradise est une reprise d’un jeu flash existant : Club Penguin, qui a été créé par New Horizon Interactive en 2005, racheté par Disney puis fermé 13 ans plus tard, car ne rapportant pas assez de millions aux yeux de la multinationale. Depuis, le jeu fait l’objet d’un jeu de chat et de la souris (d’autres animaux…) entre les fans qui ouvrent des serveurs hébergeant le jeu, et le détenteur de la licence qui les fait fermer. Un marché existe donc pour permettre aux nostalgiques de retrouver les sensations de leur enfance, dans un produit ne présentant pas les limites du jeu initial à la technologie vieillissante.

Un développeur de jeu indépendant, Marco, connu sous le nom d’Arkansio et lui-même passionné par le jeu original a formé équipe avec Nico, joueur au profil plus commercial, afin de lancer Frog Paradise. Les manchots de l’époque ont fait place à de mignonnes petites grenouilles, un graphiste londonien se chargeant de la partie artistique du jeu.

Frog Paradise, année zéro

Nous intervenons au début du projet, alors que seules les fonctionnalités vitales ont été développées : à ce stage, nous pouvons créer un compte, donner un nom à une grenouille, entrer dans une taverne, ouvrir une carte où se trouvent les quelques lieux disponibles, s’équiper d’une épée et envoyer des messages sous forme de bulle flottante.

Une communauté dynamique existe déjà ; plus de 600 personnes s’enthousiasment sur Discord à propos des premiers visuels, ou expriment leurs attentes pour le jeu. Quelques dizaines de joueurs ont accès à la version alpha et participent à des tests.

Nos commanditaires nous ont proposé de manière assez libre de travailler sur le design d’éléments d’interface, ainsi que sur tout élément que nous jugerions propice à améliorer l’expérience de jeu.

Notre mission

Au terme d’une réunion de lancement, nous avons arrêté avec le commanditaire les sujets suivants : 

  • Recherche utilisateur sur l’écosystème dans lequel s’inscrit le jeu ;
  • Boutons de l’écran principal (envoyer un message, utiliser un objet…) ; 
  • Inventaire (stocker les collectables…) ;
  • Design system (unifier le design d’interface du jeu).

La recherche devant être livrée sous forme d’une synthèse d’étude sur le jeu et son écosystème, et le reste sous forme de prototypes Figma à implémenter par le développeur.

Les utilisateurs potentiels étant soit les enfants susceptibles comme à l’époque d’être intéressés par Frog Paradise soit les nostalgiques du jeu précédent, il a fallu faire un choix. Le commanditaire nous a demandé de nous centrer sur cette dernière catégorie, constituant la communauté actuelle.

La recherche

La recherche a été menée en mettant les testeurs de la bêta à contribution via des entretiens visant à comprendre leur perception de Frog Paradise et leur profil de joueur. Nous avons aussi eu recours à des questionnaires auprès de la communauté afin d’obtenir des résultats plus quantitatifs sur la cible du jeu. 

Pour la recherche secondaire, nous avons eu recours à la littérature issue de la foisonnante recherche académique et de la presse spécialisée sur les joueurs. 

Quelques exemples de résultats marquants : 

  • Le jeu social est le genre le plus pratiqué par les jeunes joueurs (10-17 ans) ;
  • La communauté de Frog aimerait retrouver le système d’animaux de compagnies qu’il y avait dans Club Penguin
  • L’interface actuelle est assez peu appréciée ; 
  • La dimension exploratoire du jeu est à étendre. 

Ce qui nous donne plusieurs directions à creuser pour l’avenir de ce jeu. 

La solution

Après plusieurs itérations issues d’une recherche sur l’implémentation de ces éléments d’interface dans l’industrie et des retours du commanditaire, nous avons testé un prototype au laboratoire d’ergo-design du campus Saint-Marcel des Gobelins. 

Au programme, scénarios proposés aux testeurs nécessitant d’interagir avec l’interface, enregistrement de leurs réactions et de leur regard via des mesures oculométriques, écoute de leurs sensations, le tout dans une ambiance d’empathie et de bonne humeur où nous avons pu mettre à l’épreuve notre conception. 

Certains éléments ont été gardés, tels que la barre de messages ou le bouton d’inventaire, d’autres ont dû être modifiés, comme la collection d’objets trouvés dans le jeu. 

Cette journée de tests nous a aussi permis de mieux faire la connaissance de notre commanditaire et de lui proposer une séance de co-conception, où de nombreuses idées ont émergé pour améliorer la dimension interactive du jeu.

Le design system

La difficulté pour nous lors de la conception de ce design system est venue de la technologie sous-jacente : à la différence du monde des interfaces en HTML-CSS, les éléments d’interface sous Unity sont composés en utilisant un système de calques. Pour un bouton, par exemple, il y aura un calque pour le fond, puis un deuxième de contour sur lequel est appliqué un calque de label. 

L’équipe de Frog Paradise dispose à présent d’une première version de Nénuphar, le nom que nous avons donné à ce design système, autour de laquelle construire les premiers blocs d’éléments d’interface. 

Art Consortium

  • Formation : DPNUX, Directeur de projet digital et UX manager – 2022/2023
  • Durée du projet : 3 mois
  • Dossier de conception : lien ici
  • Les logiciels : Miro, Figma, Notion, Google Form, Google drive
  • Prototype : lien ici

Contexte commanditaire :

Créée en 2022, Art Consortium est une startup incubée à Station F (Paris) qui souhaite proposer aux musées et galeries d’art une nouvelle solution de mécénat pour les aider à se financer.

Quand un musée souhaite, par exemple, acquérir une nouvelle œuvre, la valeur financière du tableau sera alors mise en vente, en ligne, directement depuis le site du musée.

Cette valeur sera proposée à l’achat sous forme d’action numérique : les Art Share Token (AST). Les AST sont inscrits de façon sécurisée sur une blockchain et sont liés à un certificat d’authenticité. Lorsque la valeur du tableau est, par exemple, fixée à 300 000 €, 300 000 AST sont à vendre (donc 1 AST égal à 1 €).

Plusieurs acheteurs pourront acquérir les AST d’un même tableau, ils deviendront co-collectionneurs de la valeur financière de l’œuvre, mais pas de l’œuvre physique car l’œuvre restera toujours la propriété du musée. Si le musée revend un jour l’œuvre physique, alors les co-collectionneurs de la valeur financière de l’œuvre seront remboursés à hauteur de leur achat.

Notre mission :

Mener une recherche utilisateur dans le but de créer une marketplace d’achat et de revente d’AST tout en identifiant et définissant la cible.

Notre problématique :

Qui pourraient être les utilisateurs d’Art Consortium, quels sont leurs profils et leurs besoins ?

Notre recherche et l’analyse :

Pour la conception du projet, nous nous sommes basés sur une démarche centrée utilisateur, c’est-à-dire que nous avons souhaité impliquer l’utilisateur tout au long de notre processus de recherche et de conception. Pour cela, nous avons appliqué la méthode du double diamant.

Cette méthode s’articule autour de quatre phases principales :

  • Phase d’exploration : Afin de répondre à notre problématique, nous avons décidé de mener deux phases de recherche en parallèle :
    • des interviews quantitatifs menées grâce à un questionnaire et proposé à des visiteurs de musées parisiens. Nous avons également partagé ce questionnaire sur les réseaux sociaux, dans des groupes dédiés à l’art, au Web3 ou à l’investissement (54 répondants).
    • des interviews qualitatifs en proposant un entretien de 30min (7 participants).
  • Phase de définition : Dans cette phase, nous avons entamé l’analyse thématique et statistique. Pour chaque participant interviewé, nous avons réalisé une empathy map individuelle nous permettant de créer, par la suite, des personae en se basant sur des éléments communs :
    • un persona primaire, représentant un investisseur attentif à l’art et à la préservation des musées, également connaisseur du Web3, des NFT et de la Blockchain.
    • deux personae secondaires, comprenant un profil investisseur et profil donateur.
    • un anti-persona, qui adopte un point de vue critique et sceptique sur le sujet des AST et de la Blockchain.
Persona primaire et persona secondaire n°1. (© Gobelins.)
Persona secondaire n°2 et anti-persona (© Gobelins.)
  • Phase d’idéation : Nous avons réalisé un atelier de conception dans le but de définir le parcours utilisateur convenant le plus à notre cible, en prenant en compte de 3 points importants :
    • Mettre en avant la notion de “Soutien aux musées” ;
    • Vulgariser et démocratiser les AST ;
    • Simplifier le parcours d’achat et de revente d’AST.
    L’objectif de cette conception était de pouvoir tester un prototype des parcours d’achat et de revente d’AST, auprès de 5 participants au sein de labo Ergo-Design Lutins-Gobelins au campus de Saint-Marcel (Paris XIIIe). Pour ce faire, nous avons établi un protocole de test avant de réaliser des prototypes, dans le but d’avoir une vision claire sur les objectifs à atteindre et les hypothèses à valider.
Home page (© Gobelins.)
Page de l’œuvre et Dashboard (© Gobelins.)
  • Phase de livraison : Suite à notre test utilisateur, nous avons analysé les réponses pré-tests, la grille d’observation “rainbow spread sheet” accompagnée d’enregistrements oculométrique ainsi que tous les commentaires exprimés lors de l’entretien et relevés sous forme de verbatims.

Nos recommandations

Nous avons récoltés des retours assez positifs, les utilisateurs ont bien compris le concept et réussi à réaliser les parcours d’achat et de revente d’AST sans difficulté : aucun élément n’a été ignoré ou est resté invisible durant le parcours. De plus, l’aspect épuré et moderne de notre prototype a été beaucoup apprécié. En revanche, pour aller plus loin et améliorer les maquettes, nous avons retenu quelques points de friction importants à traiter, tel que :

  • Les utilisateurs s’intéressent aux contenus et en prennent connaissance. Cependant, des éléments gênent la compréhension de l’achat.
  • Les utilisateurs n’ont pas bien compris le fait qu’ils doivent sélectionner un co-propriétaire pour pouvoir réaliser l’achat.
  • Le contenu aide grandement à la compréhension du projet. Cependant, certaines informations ne sont pas bien placées (ex : FAQ)
  • Les utilisateurs ont mis en moyenne 1 minute 41 pour acheter leurs premiers AST.
  • Les utilisateurs ont tous trouvé l’interface clair. Cependant, ils aimeraient avoir accès à plus d’informations sur l’œuvre dans le but de créer un lien émotionnel lors de leur achat.

Notre affiche :

Affiche présentant notre recherche utilisateur. (© Gobelins.)

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur notre dossier de conception !

La sobriété numérique appliquée au digital bancaire

Autrice : Katia Bourdais

Formation : Certification UX 2022

Durée du projet : 4 mois

Depuis quelques années, le sujet de la transition écologique prend une place croissante dans les préoccupations des Français. Le numérique, dans ce contexte, est souvent considéré comme une solution à la pollution : le remplacement de l’impression d’un ticket de caisse par son envoi via email en est un bel exemple, avec le mythe largement véhiculé que cela va « sauver un arbre ».

Ticket de caisse électronique

Pourtant, s’il peut être une clé pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le numérique n’est pas magique. Derrière les emails, mais aussi les réseaux sociaux, le streaming vidéo, les services et applications du quotidien, se cachent des serveurs bien réels, des câbles, des circuits imprimés, des processeurs, des antennes et une quantité incroyable de matériel et d’énergie à déployer pour que tout se mette en musique.

De plus en plus de citoyens et d’acteurs économiques en sont conscients. C’est le cas de Société Générale, qui se donne des ambitions fortes pour mettre en place un numérique responsable et réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Mais dans le quotidien des équipes, il n’est pas toujours évident de savoir quelles actions mettre en place pour réduire l’impact du numérique.

Un atelier d’idéation en interne m’a permis de montrer qu’il pouvait y avoir une multitude de pistes pour tendre vers la sobriété dans notre quotidien professionnel.

Après un recentrage de la problématique sur la conception de projets digitaux, j’ai compris que les équipes avaient la capacité de trouver des solutions pour réduire l’impact de leurs productions : réduire le poids des pages, optimiser la réutilisation des composants, limiter les appels serveurs, rationaliser le transfert de données …

Le besoin est là, les solutions existent, il ne manque qu’un liant pour rendre nos solutions digitales plus sobres.

Alors par quoi commencer ?

La conception d’un outil permettant de mesurer l’impact d’un projet en cours de cadrage a été selon moi le premier pas à faire dans cette démarche.

Car en effet :

  • Comment choisir entre deux solutions si l’on ne peut pas les comparer ?
  • Comment savoir que des actions de sobriété sont efficaces si l’on ne sait pas les mesurer ?

C’est dans cette optique que j’ai prototypé un simulateur d’impact de projets digitaux.

En quelques questions simples, le product owner d’un projet pourrait ainsi connaitre le « score » de son projet et bénéficier de conseils pour réduire les items les plus conséquents.

Le simulateur se veut simple : il a pour ambition que le PO se pose des questions concernant l’impact du projet qu’il mène et des solutions qui sont envisagées, qu’il engage une discussion avec les parties prenantes du projet pour évoquer la sobriété et voir les éléments du projet sous cet angle. L’empreinte carbone du digital est invisible, intangible et imperceptible. Le simulateur permet tout simplement de donner une existence à cet impact.

Nos clients et collaborateurs ont besoin de solutions digitales fiables et efficaces et nous continuerons à produire des services numériques. Mais les produire en toute conscience de leur impact environnemental, c’est cela qui fera la différence.  

L’autoréparation de l’électroménager pour les particuliers

Auteur : Philippe Muller

Formation : Certification UX 2022

Durée du projet : 4 mois

Selon le rapport GIEC 2022, il ne reste que trois ans pour mettre en place des solutions pour faire face au réchauffement climatique et aux émissions de gaz à effet de serre. Une partie du problème vient de notre modèle d’économie linéaire et de notre surproduction de déchets. 

Il devient nécessaire de passer à l’économie circulaire en intégrant à la chaîne de valeur les étapes suivantes : le réemploi, la réparation, la refabrication et bien évidemment le recyclage pour éviter la production de déchets, notamment ceux issus de l’électroménager.

Lors de ma recherche, j’ai ainsi pu établir que l’autoréparation chez les particuliers est motivée par le double argument économique et écologique et que l’électroménager ressort en premier dans le choix d’objets à réparer.

La phase d’idéation a permis de générer des idées pour aboutir à un prototype d’application mobile voulue rassurante et engageante pour l’utilisateur. Il intègre une aide en réalité augmentée et donne accès aux informations détaillées de l’appareil.

Les résultats des tests montrent un bon niveau de réassurance de l’utilisateur et l’accès au bon niveau d’information. Pour aller plus loin, il convient de retravailler la partie engagement pour s’adapter à une population plus large.

T, Voyagez dans l’univers de votre thé Florealis

Bannière du projet T
Le temps d’infusion est trop court pour se lancer dans un truc mais assez long pour s’ennuyer ? Nous avons la solution pour vous divertir, en apprendre plus sur votre thé tout en veillant au temps idéal pour son infusion. 

Scannez le QR code de votre sachet avant de préparer votre thé. Et laissez vous porter pendant l’infusion de Florealis (thé de la marque Sinensem : https://www.sinensem.com/produit/florealis/).

Elisa Masfrand

Lead UX / UI – direction artistique – illustration
Site : https://elisamasfrand.myportfolio.com/
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/elisa-masfrand-99355b146/

Eloïse Luna

Lead motion / 3D – direction artistique – illustration
Lien site : eloise-luna.com
Lien insta : @helloizzzz

Emilien Vandevelde

Intégration web / mobile – architecture applicatif
Lien site : https://emilienvandevelde.fr
Lien linkedin https://www.linkedin.com/in/emilien-vandevelde-967450155/

Yaoyi Luo

Intégration web / mobile – UX Recherche & Développement
Linkedin: www.linkedin.com/in/yaoyi-luo

Affiche de l’expérience T

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre dossier de conception ICI (https://drive.google.com/file/d/1HJrj6UI0QaOVw-qi9Ltc6BZwH7XYCPhs/view?usp=sharing)

La Maison de l’Innovation : un projet immobilier innovant. Comment une démarche centrée utilisateurs change la donne ?

Auteure : Séverine AUDRAIN

Formation : Certification UX 2022

Durée du projet : 4 mois

Dossier de conception : support écrit

Pitch :

Pendant longtemps, le travail a été considéré par les salariés comme un moyen de subvenir à leurs besoins sans considération relative au bien-être. Aujourd’hui, le travail a pris une place considérable dans la société et les salariés cherchent à s’y sentir bien.

La crise sanitaire et le confinement ont remis en question certaines valeurs de notre organisation, la vision du travail a changé. En ce qui concerne La Poste, la construction d’un nouveau lieu de travail baptisé « Maison de l’Innovation » permettra au groupe de poursuivre sa stratégie d’innovation.

L’inclusion d’une démarche Design Thinking au sein d’un projet immobilier a abouti à l’identification de certains biais cognitifs qui ont été l’élément déclencheur de la phase de recherche disruptive menée en marge du projet. Cette démarche parallèle centrée utilisateurs a pour objectif d’aller chercher les vrais besoins et de nouvelles pistes jusqu’alors inexplorées.

Personas et Customer Journey :

Idéation :

Solution :

Lien vers ma vidéo

Le design thinking au service du développement des compétences et de l’évaluation des travailleurs en situation de handicap mental ou cognitif

Auteur : Stéphane Asselin

Formation : Certification UX 2022

Durée du projet : 4 mois

Dossier de conception : Support

Pitch

Les personnes atteintes d’un handicap mental ou cognitif ont été, durant des siècles, considérées comme des personnes que la société devait cacher, qui ne représentaient qu’un poids pour leurs familles et leurs entourages et qui ne pouvaient rien apporter de bon.

Petit à petit, le regard de la société est en train de changer. Nous prenons conscience que ces femmes et ces hommes sont des personnes à part entière et qu’elles ont une vraie place à tenir dans notre société.

Dans le monde du travail, nous voyons que des mutations sont en cours pour intégrer les personnes en situation de handicap et, même si aujourd’hui, les entreprises dans leur ensemble n’ont pas encore atteint la barre des 6% fixée par la loi de 1987, une réelle augmentation de ce taux est constatée depuis quelques années. Par contre, s’il est relativement simple, avec un peu de bonne volonté et d’organisation, d’intégrer une personne porteuse d’un handicap moteur ou sensoriel, les grands laissés-pour-compte sont les travailleurs ayant un handicap mental, cognitif ou psychique.

Les travailleurs en situation de handicap mental ou cognitif et ayant un emploi travaillent, pour la très grande majorité, dans le milieu protégé (financé par l’Etat) et peu parviennent à rejoint le milieu ordinaire.

Dans ce mémoire, je vais vous présenter une initiative créée par un collectif d’entreprises et d’associations visant à mettre en oeuvre un projet facilitant la montée en compétence et l’autonomisation dans le milieu professionnel des personnes en situation de handicap mental ou cognitif. Ce projet est basé sur des supports numériques sur tablettes permettant aux travailleurs de découvrir et d’apprendre à réaliser de nouvelles tâches via des séquentiels ou des quizs. Cet outil est destiné aux travailleurs en ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail), c’est à dire travailleurs du milieu protégé, avec comme objectif de pouvoir les faire évoluer vers le milieu ordinaire.

Personas

Méthodologie

Résultats

Suite à mes premiers échanges avec l’équipe Auticiel, la présentation du projet qui m’a été faite et à ma journée passée en observation à l’ESAT Jacques Chavent, j’ai décidé de poser 3 hypothèses que je vais pouvoir travailler durant les différentes phases du projet.

Hypothèse 1

L’outil AMIKEO4WORK facilite l’autonomie et la montée en compétences des travailleurs.

Hypothèse 2

Des outils existants peuvent rendre le même service qu’AMIKEO4WORK ou venir en complément des briques d’acquisition de compétences existantes.

Hypothèse 3

L’outil AMIKEO4WORK facilite la fixation et l’évaluation d’objectifs. Il permet au travailleur l’auto-détermination et l’auto-évaluation.

C’est sur ces trois hypothèses que ce mémoire apporte des solutions.

Apella, ou la solution qui vous fait gagner du temps sur l’appel et sur l’emprunt des clés à Gobelins Gambetta.

L’équipe

  • Formation : DPNUX, Directeur de Projet Numérique et UX designer – 2021-2022
  • Durée du projet : 3 mois
  • Dossier de conception : Rapport écrit (link)
  • Technologies/logiciels : Miro, Figma, Notion, Photoshop, Illustrator, Google form, Google drive
  • Prototype : link
  • Pitch : Gagner du temps sur le processus de l’appel fait à Gobelins Gambetta et gagner du temps sur l’emprunt des clés toujours sur le même campus.

2 contextes pour 2 problématiques :

2 problématiques :

  • L’appel : « Faire l’appel, ça prend du temps et le temps c’est de l’argent !” Arnaud Lacaze, professeur à Gobelins.

Comment donc rendre plus efficace en terme de temps et d’énergie le processus de l’appel à Gobelins Gambetta ?

  • Les clés : “J’ai donné ma carte d’identité pour avoir les clés de la 310, et ils l’ont perdue ! » Sidonie, étudiant à Gobelins

Comment donc rendre plus efficace en terme de temps et d’énergie le processus de l’emprunt des clés à Gobelins Gambetta ?

Contexte pour l’appel :

Le contrôle de présence des apprenants dans la salle de classe est un enjeu crucial (financements OPCO, réglementation de l’apprentissage, sécurité des personnes, contrôle qualité…). Utile et instructif en début de formation, l’appel oral devient rapidement une corvée fastidieuse, notamment dans les classes à effectif élevé (30 voire 40 élèves). Dans les phases d’autonomie de la pédagogie par projets, plus bruyantes et remuantes que des phases de cours classiques, il est fréquemment négligé ou sujet à erreurs. Dans un contexte de maîtrise des volumes horaires en présentiel, l’appel oral est coûteux : dans une classe de 40 apprentis, avec environ 5 minutes consacrés à l’appel lors de chacune des 202 demi-journées de présence au CFA sur une année, c’est plus de 2 jours de cours qui sont consacrés à faire l’appel au final ! Faire l’appel, c’est barbant, pour les apprenants, comme pour l’enseignant… et ce n’est pas très facile à rendre ludique !

Contexte pour les clés :

Les étudiants et intervenants sont responsables des clés des salles : le premier arrivé, le matin, est censé déposer sa pièce d’identité en échange de la clé de la salle, puis récupérer sa pièce d’identité le soir lors de son départ. Ce système a été mis en place pour garantir la sécurité du matériel coûteux qui équipe les classes, suite à des vols dans le bâtiment lors de la première année, en s’assurant que les classes soient fermées dès que les étudiants ne sont plus à l’intérieur.

Or :

  • la vérification du registre par les arrivants et la recherche de la clé par l’agent d’accueil font perdre plusieurs minutes, et occasionnent des bouchons dans l’entrée.
  • corollaire de la classe par projets, les étudiants arrivent en ordre dispersé le matin, difficile pour eux de penser à vérifier s’ils sont les premiers arrivés !
  • les premiers arrivés le matin ne sont pas les derniers à partir le soir ou à partir déjeuner : la passation de pièce d’identité à l’accueil est laborieuse.
  • certains étudiants ont 17-18 ans à leur arrivée à l’école : dès le début de l’année être responsabilisé, se coordonner avec les autres étudiants : pas simple
  • en cas de porte close, certaines salles, au 3e étage, imposent à l’ étudiant de redescendre 3 étages 1⁄2 par l’escalier, traverser la cour, demander la clé, retraverser la cour, remonter l’escalier… Ce qu’ils ne font pas, attendant alors que quelqu’un pense à prendre la clé et vienne leur ouvrir
  • parfois, le premier arrivé dans la salle est l’intervenant. Certains intervenants ne viennent qu’une fois par an : les informations pratiques à leur communiquer d’une année sur l’autre sont pléthore (nouveaux outils numériques, nouveau matériel en salle, nouveau processus à l’accueil, nouvelles démarches administratives, nouveau système d’évaluation, etc) : réduisons-les autant que possible en simplifiant les détails.

Notre méthode :

Nous avons choisi de travailler avec la méthode du double diamant, celle-ci nous semblait la plus adaptée pour le projet. En effet, le commanditaire ayant une première idée de sa problématique, il nous fallait la comprendre, mais aussi la challenger.

Cette méthode s’articule autour de quatre phases principales, découvrir, définir, développer et enfin délivrer.

Nos découvertes :

Dans ce projet, il y a 5 parties prenantes : les étudiants, les professeurs (permanents), les professeurs (intervenants), l’administration (pour la problématique appel) et le pc sécurité (pour la problématique clé).

Information fractionnée et complexe

L’information est fractionnée et donc complexe

Beaucoup de sources et de sorties différentes dont l’imbrication n’est pas forcément évidente. Cela crée un environnement flou où il est difficile de se sentir cadré et d’avoir des habitudes.

L’expérience de l’appel est ainsi un moment pouvant être frustrant, compliqué, ou encore lassant.

👉 Il est donc essentiel de fluidifier le processus d’appel : il ne doit y avoir aucun doute sur l’action à faire.

Une responsabilité en porte-à-faux

L’adaptation de certains pour palier la complexité fait retomber la responsabilité sur les utilisateurs finaux.

De ce fait, certain.e.s acteur.ices de l’école se créent leur propres cadres en adaptant les règles à leur pratique (faire l’appel par les élèves ou attendre que le.a professeure aille chercher les clef par exemple) pour améliorer leur quotidien.

Ces modifications des pratiques créent une multitude de variations et une charge mentale supplémentaire aux utilisateurs finaux car elles ne sont pas homogène.

Une responsabilité paradoxale

La responsabilité donnée aux élèves et aux professeur.e.s est paradoxale

A Gobelins, nous avons ressenti une volonté de faire grandir et responsabiliser les élèves qui entre en friction avec le besoin de surveiller pour des raison de sécurités et administratives. Il sera intéressant d’utiliser ce paramètre de responsabilité comme un curseur que nous pourrons faire évoluer au fil de nos idéations et itérations.

Une sécurité “bête et méchante”

Les processus de sécurité ne sont pas explorés jusqu’au bout

Une grande partie des contraintes rencontrées dans ce projet sont liée à la sécurité. Ces derniers impactent la fluidité de l’expérience globale car ils appliqués de manière très arbitraire. Il sera pertinent de questionner leur utilité et la façon de les appliquer de manière la moins contraignante pour les utilisateurs.

Nos recommandations :

Pour l’écosystème de la solution appel, nous avons pensé 2 solutions, car en fonction des formations, l’appel fait n’est pas le même.

  • 1ere solution papier : la feuille d’émargement est imprimée et placée devant la salle de la formation concernée. Chaque élève qui passe devant la classe doit donc signer à côté de son nom et prénom. Cela rentre dans un processus plus léger, le professeur ne perds plus de temps à faire l’appel.
  • 2eme solution numérique : une badgeuse située devant la porte de la classe relié à la carte étudiante Gobelins donné en début d’année. L’élève a juste à passer sa carte reliée à la badgeuse pour confirmer sa présence, l’application Gobcard lui envoie un messsage comme quoi il a bien fait l’appel. La aussi un gagne temps se fait tant au niveau administratif, que professeur qu’étudiant.

Pour les clés, nous avons rendu le processus plus léger qu’il ne l’était tant pour le pc sécurité, que pour les étudiants/professeurs.

La personne qui a besoin de la salle, badge sa carte étudiante pour pouvoir ouvrir le boitier clé et récupérer la clé. La badgeuse est reliée à un système d’emprunt des clés pour avoir un visuel sur qui a ou n’a pas les clés au niveau du pc sécurité et anticiper tout problème.

Merci pour votre lecture !

Ozzen, l’application des infirmiers libéraux, au service de leur temps.

  • Formation : DPNUX 2022
  • Durée du projet commandité : 3 mois

L’équipe

Contexte

Ozzen c’est l’application des infirmiers libéraux qui les accompagne partout dans leur tournée ! C’est une solution 100% mobile qui leur permet de gérer leurs activités de A à Z :

  • Zéro administratif
  • Suivi médical connecté
  • Partage des informations entre collègues.

4k
Utilisateurs

15 mois
d’existence

Mobile first
& gratuit

Notre cible

Aujourd’hui, avec l’application d’Ozzen, nous nous adressons aux Infirmière Diplômée d’État Libérale (IDEL). Qui sont-elles ?

  • 88% de femmes
  • 73% exercent seules
  • 70% titulaires VS 30% remplaçantes
  • 57% en zone rurale VS 41% en zone urbaine

Comme par exemple, Stéphanie :

Persona d’une infirmière libérale

Pour bien visualiser le quotidien des IDEL, voici une journée type :

Journey Map d’une infirmière libérale avec l’application Ozzen

Notre mission

Comment simplifier la coordination entre soignants ?

Et pour cela, Ozzen est venu avec 4 idées de fonctionnalités avec pour but de les challenger et les prioriser avec nous.

Notre méthode : comment répondre à ce questionnement ?

Pour commencer, suivant la méthode en cascade, nous nous sommes plongé dans le quotidien des infirmières libérales : leur outil, le relation entre collègues et entre soignants et leur coeur de métier, le soin au patient.

Pour cela, voici notre méthode :

2 questionnaires

à destination des infirmiers libéraux avec + 700 participations

9 entretiens

avec des infirmières qui nous ont partagé leur expérience

1 shadowing

pour suivre le quotidien d’une infirmière libérale pendant 10h

Les points de friction

Après la première phase de recherche, nous avons pu créer un persona, mais surtout résumer les pain points dans une journey map (en annexe). Les frustrations qui en ressortent le plus sont :

  • La multiplicité des supports et leur diversité impliquent une redondance des saisies.
  • Les tâches annexes aux soins jugées chronophages (les transmissions intra-cabinet, la facturation des soins, l’organisation des tournées, etc.).
  • Les problèmes de communication entre les différentes parties prenantes : le patient, ses médecins, sa famille, ses collègues IDEL

Les grands enseignements

Face à ces pain points ressortis en interviews, nous nous sommes servis des questionnaires pour les confirmer et en déceler les leviers majeurs :

  • Augmenter le temps de l’infirmière, pour passer plus de temps avec ses patients.
  • Faciliter la traçabilité des données sur le patient, pour qu’elles soient consultables dans leur entièreté à tout instant et donc exploitables pour les communications et la facturation.
  • Simplifier la communication entre soignants, à l’intérieur du cabinet mais aussi avec le reste des professionnels de santé, pour éviter les allers-retours et donc gagner en efficacité.

Idéation et co-conception avec les utilisateurs

Nous avons définis que les deux fonctionnalités à prioriser étaient :

  • La Saisie et partage des signes vitaux
  • L’Envoi dossier patient au médecin

Une fois les besoins priorisés, nous avons lancé un atelier de co-création avec 4 infirmières et un médecin pour réfléchir de manière réaliste à la communication entre soignants avec toutes les parties prenantes.
Les commanditaires étaient présents mais n’ont pas participé à toutes les étapes.

Atelier de co-conception

Pour chaque fonctionnalité nous avons procédé en deux étapes :

  • Echange autour des pain points à partir de verbatims récoltés pendant la phase de recherche
  • Idéation : Partage d’information patient autour d’un crazy 8 pour profiter de leur connaissance de l’application et Saisie des constantes autour d’un six-to-one les dessins étant nécéssaire pour capter la hiérarchie de l’information

Les résultats ?

Deux nouvelles fonctionnalités vont apparaître prochainement sur l’applications :

1 / Saisie des constantes

Personnalisation des constantes et des normes / Signalement des variations et constantes anormales / Visualisations numérique et graphique

2 / Partage de données

Choix des données à partager et mode d’envoi / Statut des messages envoyés

En conclusion

Ce projet fut vraiment enrichissant et très complet ! On a pris plaisir à travailler sur cette application qui, comme nous l’avons découvert, servira véritablement au bien-être professionnel des infirmiers libéraux. Nous avons vraiment apprécié l’autonomie qu’on a pu nous laisser ainsi que le travail en collaboration avec Ozzen, un grand merci à eux. Nous voulions remercier également les infirmiers, et autres soignants qui ont joué le jeux en répondant à nos nombreuses questions, mille merci à eux.

DPNUX 2022 – Anaëlle, Corentin, Héloïsa, Juliette, Loue

Simplifier l’expérience digitale de l’URSSAF

Formation DPNUX 21-22

Projet de 3 mois

Miro · Figma · Google Meet

L’URSSAF est un organisme public bien connu des indépendants puisqu’il s’occupe essentiellement de récolter leurs cotisations. Bien entendu, sa mission ne s’arrête pas aux indépendants car il existe au total 26 services dédiés aux particuliers et professionnels.

Notre équipe d’étudiants des Gobelins s’est formée autour de la volonté de faire entendre la voix des utilisateurs de l’URSSAF en appliquant les méthodologies apprises aux Gobelins. Notre motivation s’est également nourrie de la riche collaboration avec les équipes de l’URSSAF.

La mission

L’équipe Studio UX de l’URSSAF est en charge d’unifier l’expérience utilisateur de ses usagers. Pour ce faire, elle a exploré plusieurs pistes mais il en restait encore une à approfondir.

Notre mission – Créer un portail unique et simplifier l’accès aux démarches administratives des utilisateurs de l’URSSAF avec des profils et des usages pouvant être très différents.

Nos cibles – Spécifiquement les auto-entrepreneurs et les usagers du CESU, que nous catégorisons en simple profil (un seul compte utilisateur) et multiprofils (plusieurs comptes utilisateurs).

Dans la galaxie de sites et de profils (plus de 26), ces deux grandes catégories ont été identifiées comme pouvant s’appliquer à tout type d’usager des services de l’Urssaf.

La galaxie des sites de l’URSSAF

La recherche utilisateur

Analyse des recherches de l’URSSAF

L’analyse des documents de recherche de l’URSSAF montre que plusieurs scénarios ont été envisagés et testés, sauf l’hypothèse d’un dashboard. Des entretiens ont montré l’intérêt des utilisateurs pour cette solution, mais celle-ci n’avait donc pas été testée.

Entretiens et prototype « crash-test« 

Au début du projet, nous avons eu besoin d’identifier les besoins utilisateurs et de tester l’utilité d’un dashboard. En conséquence, nous avons fait des entretiens comprenant un test d’interface « crash-test » (créé sur Figma) avec une interface minimale pour tester l’idée même d’un dashboard.

Nous avons donc constitué un panel de 11 utilisateurs avec des critères de représentativité (simple profil & multiprofils, sexe, différence d’âge, différence d’aisance avec le numérique, familiarité avec les démarches administratives).

A partir de ces entretiens nous avons construit une experience map permettant de mieux comprendre le parcours des utilisateurs, leurs difficultés et les opportunités.

Experience map

Les enseignements majeurs retirés

  • Un manque d’homogénéité entre tous les sites de l’URSSAF
  • Un manque d’accompagnement et de clarté dans les démarches à effectuer
  • Une information complexe et difficile d’accès

Les besoins majeurs découverts

  • Un besoin d’identifier rapidement les actions attendues et les aides financières disponibles
  • Un besoin d’accompagnement et de pédagogie
  • Un besoin de personnalisation de l’expérience
  • Un besoin de simplicité quand à la connexion et la navigation

Les problèmes et les besoins étant identifiés, nous sommes passés au second diamant du Design thinking en commençant par sa divergence : l’idéation.

Ateliers de co-création et d’idéation

Nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer les équipes du Studio UX de l’URSSAF dans leurs locaux de Montreuil. Pour l’occasion nous avons organisé un atelier de co-création sous forme de Design fiction.

Atelier de co-création avec le Studio UX de l’URSSAF

Le scénario de notre Design fiction tournait autour de la conception d’un dashboard dédié à la vie d’une maison et de ses habitants. L’idée était de relier indirectement cet atelier à notre projet pour éviter les biais que les équipes du Studio UX pouvaient avoir. Cette méthodologie nous a permis d’explorer de nombreuses pistes.

Après analyse des résultats de l’atelier, nous avons fait un atelier d’idéation en interne avec notre groupe. L’objectif étant d’identifier les liens entre les résultats de l’atelier de co-conception et les enseignements / besoins identifiés précédemment afin d’élaborer une solution potentielle.

Nous avons sélectionné les idées selon 2 critères : la priorité du besoin résolu (en fonction d’autres critères) et la faisabilité. À partir des solutions trouvées nous avons développé un second prototype avec Figma.

Tests d’utilisabilité

Nous avons appliqué la même rigueur sur le panel d’utilisateurs participants pour ce second tour de tests. Nous avons ainsi pu réaliser un suivi oculométrique grâce aux laboratoires de Gobelins au campus Saint-Marcel.

La réception de ce second prototype a suscité plus d’enthousiasme que la version précédente. Ce prototype était en effet davantage adapté aux besoins des utilisateurs. Néanmoins, plusieurs points d’incompréhension ont été identifiés.

Heatmap – 20 premières secondes en arrivant sur le dashboard

Par exemple, grâce aux données de l’entretien couplées aux heatmaps générées avec les tests oculométrique nous avons pu identifier que les étiquettes de catégorie « Auto-entrepreneur » et « Cesu » attiraient énormément l’œil en raison de leurs couleurs. Certains utilisateurs souhaitaient même cliquer dessus (même si elles n’étaient pas interactives).

Notre prototype final

Avant le rendu final, nous avons souhaité travailler sur une version finale du prototype, en prenant en compte toutes nos recherches et nos retours utilisateurs. Nous avons également pu intégrer les éléments du design system que l’URSSAF nous a partagé.

Ce prototype répond aux besoins exprimés par les utilisateurs, il est personnalisé et pédagogique, l’information y est contextuelle.

Un grand merci à Françoise Doll et Florie-Anne Bahers, nos référentes du Studio UX pendant ce projet. Un grand merci aussi aux intervenants de l’école pour leur enseignement, leur accompagnement et les conseils qu’ils nous ont donnés.